L'abolition des privilèges

Enfans d'un vrai peuple de frères Gouverné par les mêmes lois, Sous l'empire heureux des lumières Jouissez tous des mêmes droits : Non, la liberté n'est qu'un piège. Par l'avare orgueil apprêté, Tant que le mot de privilège Blesse la sainte égalité. (bis) Amour sacré de la partie, Vertu la plus chère aux grands cœurs, Tu fais, dans une âme flétrie, Naître les plus nobles ardeurs : Ces êtres, esclaves vulgaires Des préjugés et des abus, Aussitôt que tu les éclaires, Deviennent des Fabricius. (bis) Oui, je l'ai vu ce grand miracle Ici s'opérer à mes yeux : Qu'il est bien digne spectacle De frapper le regard des dieux ! O nuit d'immortelle mémoire, Nuit que consacre notre amour, Tu dois aux fastes de l'histoire L'emporter sur le plus beau jour. (bis) Dans cet auguste aréopage Soudain se lèvent les vertus ; A l'instant le combat s'engage Contre les antiques abus : Pour avoir part à la victoire, Développant tous ses moyens, Chacun n'aspire qu'à la gloire Des plus grands héros citoyens ! (bis) Jamais l'infâme despotisme N'osera souiller nos regards. Comme aujourd'hui si le civisme Brille toujours dans nos remparts ; Songeons qu'il conserve et féconde Le bien, sans lui trop incertain, Que pour le bonheur de ce monde Peut enfanter l'esprit humain. (bis) Ce monde entier qui nous contemple Brûle ici de nous imiter ; L'honneur de lui donner l'exemple Est bien fait pour nous exalter : Prouvons-lui que de l'esclavage Qu'il voit à nos pieds abattu, Qui triomphe par le courage S'en préserve par la vertu. (bis) Que notre accord inébranlable Offre, législateurs unis, Une barrière insurmontable Aux efforts de nos ennemis : Contre eux, d'une ardeur peu commune, Que chaque orateur transporté Lance du haut de la tribune Les foudres de la vérité. (bis) Sages, que la France rassemble Pour concourir à son salut, Unissez vos moyens ensemble, N'ayez jamais qu'un même but : Aux principes toujours fidèles, Tous n'ayez jamais qu'un seul cœur ; Voilà les bases éternelles De sa gloire et de son bonheur. (bis)
Informazioni

Nella notte del 4 agosto Nel 1789, l'Assemblea Costituente votò per abolire i privilegi, i diritti feudali e la decima.
Questi privilegi erano diritti ereditari e il simbolo di appartenenza alla nobiltà.Fu un gesto necessario poiché la Convenzione aveva bisogno del massimo sostegno possibile da parte dei contadini che li subivano. Ci vollero quasi quattro anni dopo la data simbolica del 4 agosto prima che fossero finalmente aboliti.
Il primo versetto della seconda strofa si trova così com'è nella Marsigliese.

Sulla melodia della canzone Avec les jeux dans le village (1781)

Fonte

Damade Louis Histoire chantée de la 1ère République 1789 à 1799 - Chants patriotiques, révolutionnaires
et populaires,  Paul Schmidt, Paris, 1892

 

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